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Mon parcours :

Depuis plus de 30 ans, j’observe des chevaux, travaille et vis avec certains, parfois même en partageant nos espaces de vie quotidienne. J’observe leurs mœurs, leurs comportements, leur santé, leurs adaptations à notre monde si particulier, leurs spécificités et particularités individuelles.
J’enrichis et complète ces temps d’observation et de vie par les données scientifiques, philosophiques et techniques que j’ai acquises pendant mes formations et toute mon expérience "phénoménologique" de terrain.

Me servant aussi de mes écuries et établissements équestres, ainsi que de mes chevaux comme "terrains et partenaires d’expérimentations" (Plus de 100 poulains nés chez moi, 140 chevaux de selle, 40 poneys, 15 chevaux lourds qui ont vécus et/ou qui vivent chez moi. Il y a aussi tous les chevaux de sport, de travail et de loisirs que j’ai suivis, éduqués et entrainés individuellement pendant des années et ceux que j’ai soignés), encore merci et bravo à eux.

Toutes ces rencontres d’êtres uniques devenus amis, confrères, collaborateurs, membres sachant rester soudés, optimistes et fidèles d’un équipage qui traverse la vie sur des flots mouvementés.

Je ne les remercierai jamais assez !

OLIVIER CAYRE                                                   Né le 21 Avril 1961 à Lyon (69)

FORMATIONS ET DIPLÔMES

1984 : Accompagnateur tourisme équestre (ANTE)

1986 : Maréchal -ferrant, orthopédiste

1987 : Formation aide vétérinaire équin

1988 : Examinateur agréé Association Nationale de Tourisme Équestre
Étrier de Vermeil (Fédération Française d’Équitation)

2000 : Fin de formation en ostéopathie équine

2001 : Formation en éthologie équine, CNRS de Rennes.

2016 : D.U. d’Anthropozoologie, Université paris XIII

Formations, expériences et compétences liées à l’ostéopathie, aux soins et au comportement du cheval :

1984 : Formation en maréchalerie et en Tourisme Équestre
Création du poney-club Sarcey (69)

1986 : Création en lien avec une clinique vétérinaire (clinique de Domartin -69- André Jeanin) d’un centre de soins aux chevaux :

  • soins post-opératoires
  • cures, “mise au vert”
  • soins liés aux troubles du comportement

Création du centre équestre Les Silmarils (69)

De 1988 à 2000 : Observation des chevaux en milieu naturel (observation de plusieurs jours en continu) en Pyrénées, Camargue, Alpes... Notes, synthèses et analyses sur l’éthologie équine.

1989 : Formation en orthopédie équine.

1990 : Stages de formations sur les méthodes qui deviendront les méthodes dites des chuchoteurs.

1992 : Mise en place de deux “troupeaux” de chevaux vivant en semi-liberté - observations, analyses...

1993 : Création de Milagro, centre d’équitation naturelle et nouvelle pour adultes et enfants.

1996 : Démarrage de ma formation en ostéopathie humaine et animale avec plusieurs ostéopathes et centre de formations. Suivi en clientèle.

1999 : Début de mon activité en soins physio-fonctionnels (issus de l’ostéopathie équine) et de mon activité de spécialiste du comportement et de l’éducation du cheval.

2000 : Début de mon activité d’encadrement de stages de soins, comportement et maréchalerie.

2001 : Formation de base en éthologie équine (C.N.R.S. Rennes), établissement d’un projet avec Martine HAUSBERGER (directeur de recherches C.N.R.S. Rennes en éthologie équine) d’un centre d’application en éthologie équine en Bretagne.

2002 : Collaboration avec Marthe Kiley-Worthington et mise en place d’un projet de centre pilote sur l’éthologie et le comportement animal en France.

2004 : Création de mon centre sur le bien-être et la santé du cheval “le Hogan”.
Etude technique et de faisabilité pour la création d’une gamme alimentaire pour chevaux, dont l’objectif est la prévention des pathologies.
Création théâtrale servant de terrain de recherche dans l’évolution des prestations équestres pour le spectacle proposé au Haras National d’Hennebont en Bretagne (projet artistique qui est arrivé en deuxième dans le choix final du Haras)

Encadrement de formations au sein de la SFE (formation Équithérapeutes) toujours en cours en 2016 : éthologie, psycho-éthologie, relation homme/animal, éducation du cheval d’Équithérapie, maintenance des chevaux en élevage éthique.

2005 : Développement du centre Le Hogan. Présentation de la gamme nutritionnelle pour chevaux "Le Hogan". Développement des activités liées à l’endurance, écurie Anne Detrez (26).
Ecriture et préparation de projets équestres pour le théâtre.
Préparation du projet accueil en lieu de vie permanent à La Crinière, 07 St Jeure d’Ay.

2007 : Ouverture du centre de formation Le Hogan sur les métiers du cheval.

2011 : lancement de l’enseignement de l’Équitation éthique, deux disciplines tissées :

ÉquiDanse (conscience corporelle, dialogue des corps en mouvement); ÉquitationÉquitable (attention portée aux deux partenaires, équité entre humain et cheval)

2015/2016 : Formation Universitaire (paris XIII) : D.U. d’Anthropozoologie.

2015 : lancement des Thérapies par L’ÉquiPsynergie. 

Quelques références de clientèles et de relations professionnelles :

Centre équestre de Villeneuve Loubet (06)

Cercle Hippique de Chantilly (60)

Vétérinaire équin J.L Chambost (26)

Élèves diplômés de l’école d’ostéopathie de Brighton (G.B)

Association d’Ostéopathie équine (27)

Haras National de Hennebont (56)

Centre équestre La Bidauderie (18)

Écurie professionnelle d’endurance Anne Detrez (26)

Écurie Terre d’Illich (56)

Écurie Alifa Arabians (50)

Haras Lutetia Arabians (61)

Collaboration et mise en place d’un projet de centre pilote sur le comportement animal en France avec Marthe Kiley-Worthington (Docteur en éthologie)

Organisation de stages avec Marthe Kiley-Worthington en collaboration avec l’Association Développement et Diffusion des Connaissances sur le Cheval et les Grands Mammifères (02)

Collaboration avec le centre La Bidauderie (18) et l’instructrice Véronique Bartin pour créer dans son club une section “bien-être du cheval” où j’ai travaillé à la mise en place d’une nouvelle approche de l’équitation basée sur l’étude du comportement et l’éthologie appliquée, le suivi des chevaux au niveau comportemental et physique, ainsi que pour la formation des élèves moniteurs.

Collaboration avec des journalistes de Cheval Loisirs

Collaboration avec le magazine “Les Cahiers du Cheval Arabe”

Reportages et écrits sur mon travail dans les hors série du magazine “Les Cahiers du Cheval Arabe” intitulés “Cheval qui es-tu ? - L’essentiel sur les travaux des éthologues.”

Rédactions d’articles sur la santé du cheval et sur les médecines douces dans “Les cahiers du cheval arabe”.

formateur indépendant dans les formations d’équithérapeutes de la SFE

Initiateur pour la création de la gamme nutritionnelle : Equiortie, 1er prix 2011 INNOVA’BIO, 1er prix 2010 équidéfi, agréé agri bio.

l’Anthropozoologie : identité et démarche philosophique :

Mon approche et ma vision sont d’orientation anthropozoologique, c'est-à-dire étudier et vivre la relation homme/animal sous l'angle de l'intersubjectivité, de la relation d'individus à individus. Ce qui suppose une prise en compte et une étude de la relation des êtres entre eux, où l'expérience est au service de la créativité, du renouveau permanent et non pas de l'application d'une méthode figée et dogmatique.

C’est aussi l’étude de l'intentionnalité, de la pensée, de la conscience de l'animal : l'animal comme sujet. Une approche intégrative (complète, globale, holistique) des états mentaux et des représentations de l’animal pour élaborer ses conduites sans nous et avec nous.

C’est encore l’étude et la prise en compte du phénomène de Rencontre entre deux individus, deux personnes (nouvelle dimension de la Rencontre homme/animal), la dimension subjective de la Rencontre.

C’est bien-sûr l’étude des personnalités animales.

C’est un rapport créatif au monde : engager ma subjectivité tout en faisant place noble et prioritaire au réel. Dans ce Réel il y a le point de vue de l'autre, pouvoir appréhender et "voir" le point de vue de l'autre, la subjectivité, la personnalité de chaque individu.

Parler de l'existence manifeste, l’affirmation d’être chez chaque individu animal et démontrer cette existence.

Et puis : …ma conviction de l’existence d’une "plus-value humaine" grâce à la Rencontre d'individus animaux…

Préalables pour permettre une Rencontre et une Relation justes et saines : 

Préalables pour permettre une rencontre et une relation justes et saines :

Apporter "une lumière sur les pièges de l’inconscient" qui entravent la rencontre d’un individu animal et qui peuvent "aveugler" tout un chacun. L’animal étant aussi bien souvent "encastré" dans les problèmes psychologiques des humains, amener à les personnes à "désencastrer" les animaux sur lesquels ils peuvent sans conscience avoir jeté leur dévolu.

Faire prendre conscience aux personnes qu’elles vont chercher à s'accorder à un individu qui n'est pas une incarnation de l’enfance perdue, de l’innocence, ni l'incarnation fantasmée d'un désir d’un rapport maternant ou paternaliste.

Amener les personnes à sortir du fantasme inconscient que les chevaux seraient des êtres "bloqués" au stade préverbal, des êtres immatures et de plus des "cadeaux de la nature" qui devraient être à leur disposition…

"Grandir", quitter le champ des fantasmes et mieux respecter l'autre dans sa réalité, le cheval, en tant qu'individu à part entière et potentiellement adulte. 

Ce chemin, ce travail n'est pas fait d'interdictions, il est accompagné de prises de conscience progressives et de démarches d'évolution.

Le Hogan... Lieu d'éveil… Un environnement naturel riche et varié : Les espaces ouverts et spacieux permettent des approches progressives et détendues vers les chevaux.

Cela favorise un retour au calme intérieur dans un environnement où les chevaux eux- mêmes sont détendus, calmes, où leur énergie naturelle, sociale, relationnelle est dépensée librement, où les espaces de maintenance offrent une libre déambulation, une libre expression des besoins naturels, un libre jeu des relations entre individus chevaux. Les animaux peuvent partager les mêmes espaces que les hommes.

Le contexte environnemental respectant la nature des chevaux, permet de minimiser l’état de tension potentiel d'une mise en contact aussi bien pour les chevaux que pour les humains.

Au Hogan on aborde la relation homme animal avec une vision équitable considérant l'animal comme sujet et partenaire à part entière.

L’éveil de la force de vivre :

La force de vivre qui pousse un être, un groupe, un phénomène à croître. Énergie qui nous est offerte au même titre qu’un cœur qui bat.


Au Hogan, nous parlons de "psycho-tropisme positif", celui qui tend vers sa propre lumière, le mouvement essentiel de tout être vivant orienté vers son évolution, vers son futur. Pouvoir "être et devenir", dans les sphères de vie sociale, culturelle : celles de la cité, de l'école, de la famille... mais aussi dans les sphères de l’intime : les rêves, les désirs, l’expression de notre subjectivité. (Un grand merci chaleureux à mon ami et collègue Éric Faucher, psychologue, psychothérapeute interculturel, initiateur de cette notion de psycho-tropisme appliqué à l’humain pour notre construction (en cours) de "l’ÉquiTropisme")

L’Équitation éthique : une vision et une démarche équitable de l’équitation «…Je m’oppose au dogme de la domination sur le cheval et vais puiser dans les cultures sages et dans ma sensibilité la "voie du centaure", l’homme-cheval qui sait d’où il vient et où il veut aller…». 

Équitation éthique : ÉquitationÉquitable et ÉquiDanse, deux disciplines tissées :

ÉquitationÉquitable : Attention portée aux deux partenaires, équité entre humain et cheval... L’équitation pensée comme jeu équitable, le cheval en tant que sujet, être à part entière, partenaire d'exercice, permet un chemin de décentrage personnel et de rencontre de l’altérité... Essayer de se projeter dans le ressenti, les pensées, la subjectivité de l’autre (le cheval) à coté, avec soi...Faire des suppositions du point de vue de l'autre (autre que soi).

ÉquiDanse : Conscience corporelle, dialogue des corps en mouvement...
Permettre à chacun une prise de conscience progressive de son corps, de son enveloppe, de son équilibre, dans une perspective d'harmonie de l'esprit et du corps. Le développement de la psyché et la prise de conscience du corps sont indissociables... Notre corps est un outil social, relationnel donc preuve d'existence : "J'ai un corps en mouvement, donc je suis", je laisse une trace de mes pas sur la terre, ma trace sur une pellicule, preuve que j’existe, que je suis vivant... Penser et agir, danser par l’expression de notre langage corporel dans l’espace interactif, outil principal de communication avec le cheval, créer ce lien actif et dynamique au monde animal pour agir ensemble, exprimer efficacement nos directives par ce langage pour évoluer avec grâce, légèreté et fluidité, et pour être compris...Un des objectifs majeurs, en terme d'évolution psycho-motrice, est la cohérence entre nos intentions et leurs expressions... 

Les partenaires chevaux, révélateurs des sources et ressources :

« …Le cheval nous permet de faire (re)vivre notre corps par un contact parfois intime, il nous rappelle que le langage est avant tout un ajustement, un accordage corporel, on réveille, on éveille notre corps "relationnel et communiquant", on développe notre conscience corporelle…

Notre corps "mis en vie" devient un outil de communication pour réveiller ce langage inter-espèce en nous, source commune du langage, voie des émotions (Langage Commun aux Mammifères Supérieurs). Notre corps devient un socle pour grandir, évoluer, (ré)affirmer notre présence au monde et relancer notre parole par la relation avec un autre si différent de soi…

Vivre ces temps d’échanges, de réflexion et de mise en situation comme un soin pour notre psychisme, envisager le cheval comme un révélateur de nos sources personnelles qui peuvent être bouchées, obstruées, polluées, et un révélateur de nos ressources méconnues, voire insoupçonnées… 

Me présentant dans ces temps entre le cheval et l’homme comme un accompagnant des émotions surgissantes, pour aider à passer du ressenti à la réflexion, pour apprivoiser nos émotions et aider à la possibilité d’une nouvelle "vision", d’une nouvelle présence de soi "au monde"… » : Olivier Cayre.

- Extraits de mon écrit (D.U. Anthropozoologie) en psychologie :

« …Etre « entre deux », entre deux mondes, entre deux états d’être, entre deux subjectivités. Lier les deux, « agir » pour le dialogue.

L’autre « animal », vu, ressenti, « touché » comme un individu et non pas juste comme le représentant, l’émissaire d’une espèce ou du monde animal–autre qu’humain.

Être avec « lui », retrouver corps, son propre corps, donc une part de son âme, de son lien concret, matériel (vivant), à sa source (mère) : sa présence sur terre. Être avec « lui », quête de sens, quête de vie…

(Sandrine Willems, l’animal à l’âme, page 17) : « - (…) articuler les silences de l’indicible à ce qui relève du langage(…) Cette attirance que(…) J’éprouve à l’égard des animaux. Comme si (ils) étaient moins la limite des mots que ce qui leur donne leur sève, leur ancrage vital, leur chair (...) »

Oui, il s’agit bien de ressentir, de vivre la présence des animaux et mon lien à eux comme aussi la « sève » de ma pensée et de mes mots existentiels.

(Derek Denton) : « … Il semble qu’une bonne part de la pensée et des fantasmes humains sont de caractère non linguistiques et, de ce point de vue, plus proches des processus de pensées des animaux. ».

- L’autre « animal » vu, ressenti, touché comme un individu et non pas juste comme le représentant d’un « tout spécique », l’émissaire d’une espèce ou du monde « animal-autre qu’humain ».

Il est vrai que bien souvent on parle de l’animal –le cheval –le chien, etc.

On dit le cheval, le chien…est comme ça, en se satisfaisant de cette vision phylogénétique et on fait l’impasse du regard plus resserré, plus fin, plus subtil vers l’individu.

Je dis on, mais je suis moi même toujours et encore obligé d’être vigilant dans mon discours, j’ai conscience d’avoir été piégé par cette limite dès que j’enfilais mon costume de professionnel, un peu saisi, happé, clivé par le « syndrome de Lorenz » pendant des années.

(Jacques Derrida, l’animal que donc je suis, page 26) : « … Si je dis « c’est un chat réel » qui me voit nu, c’est pour marquer son irremplaçable singularité. Quand il répond à son nom(…) Il ne le fait pas comme le cas d’une espèce « chat », encore moins d’un genre ou d’un règne animal(…) Il vient à moi comme ce vivant irremplaçable qui entre un jour dans mon espace… ».

Confusément, nous inscrivons, nous enfermons les animaux, leurs esprits, leurs comportements dans une appréhension de genres, de plus, un peu comme « clones » d’un tout-être-animal, le genre nous masque l’individu. Notre regard de surface (qui manque de pénétration, de subtilité) sur l’animal-étrange-intime, fait qu’on a du mal à identifier les singularités et à les individualiser.

Mon autre regard, venant de l’intérieur, intérieur habité sagement par cette unification « l’animal dans mon corps », en dialogue pacifié avec, « sait », reconnaît ce leurre.

Pour devenir voyant et entendant, nous n’avons d’autre choix que de nous adresser aux individus et d’arrêter de les voir comme parties, cellules d’un tout figé.

À nous (chacun) de percer le mystère, l’autre, le vrai dans la Rencontre, dans « l’échange de regards », échanges et regards qui en disent long sur les « secrets » de ces Rencontres, sans qu’on puisse rien en dire d’évident (pour l’instant).

Les démystifier, leur rendre leurs existences donc leurs finitudes et envisager d’autres échanges d’individu à individu. 

- Etre avec l’animal : être comme avec un psy « qui se tait », comme avec un thérapeute qui se garde bien de dire, de donner pour nous la réponse, notre réponse, et qui attend le moment ou on sera capable d’entendre, de s’entendre.

Grandir selon une voie offerte, permise et choisie depuis la petite enfance, ou malheureusement non existante dans l’entourage de cette petite enfance, ou alors, voie qu’on a renoncé à prendre plus tard car ressentie comme inconfortable ou bouleversante, ou encore qui est devenue invisible comme une voie synaptique morte, éteinte à force de l’ignorer, à force de ne pas la stimuler.

La voie de la sensibilité : celle du regard de l’enfant dans sa spontanéité naïve qui va grandir en empruntant la voie sensible et, en grandissant, qui va lutter contre le rétrécissement, qui va passer pas à pas de cette spontanéité naïve à la spontanéité éclairée, grandie, œuvre philosophique, sculpture de cette « matière première » offerte à la petite enfance sous forme de non différenciation et de désir projeté qui va prendre forme réelle là, devant soi.

De cette « apparition première», la voie « grandir sans rétrécir » va percer un mystère : « une couche » du réel, même si cette couche et sa part de réel restent supposées. Suppositions qui deviennent de plus en plus réalité confirmée à force de chercher, de grandir sans rétrécir, à force de philosopher, à force d’observations sensées, de réflexions, de rencontres et collaborations avec des chercheurs, des psychologues, des philosophes, et à force d’arpenter la voie de la sensibilité en conscience… » fin des extraits de mon écrit (D.U.)

Le Hogan, face aux effets pervers de "l'animal machine" :

Le cheval n'est pas un robot qui ne serait là que dans un but exécutif et miroir. Chacun, homme ou cheval réagit par rapport à sa subjectivité. A partir de ce postulat, on ne peut pas "plaquer une recette", toujours appliquer un même schéma de séance. Il est question d'écouter la "résonance" et ce qui se joue entre une personne –humaine- et un cheval -personne non humaine, équine- et d'adapter la séance pour faire émerger des avancées.

Nous savons qu’avec nous (c’est ce que nous attendons d’eux et que nous tachons de favoriser) les chevaux exprimeront sans tabou leurs subjectivités, leurs ressentis, leurs émotions. C'est en ça qu'ils proposent des "présences éclairantes" des liens entre l'esprit et les expressions corporelles. Le cheval nous renvoie à l’intime étranger qu’est aussi et d'abord chacun de nous pour soi-même. C'est, "l'autre cheval" et "la part d'étranger à soi-même" qui sont sur scène. Inquiétante étrangeté provoquée par l’autre qui vient interroger en nous ce que nous ne maîtrisons pas, ce qui nous échappe de nous-même.

Un cheval n’est pas un "miroir", puisqu’il interagit selon son individualité, sa personnalité et son histoire. Ce qui nous intéresse, c'est cette dynamique d'intersubjectivité en mouvement, en recherche d’accords entre un individu cheval et un individu humain, entre deux individualités propres.

Concernant les émotions surgissantes :

- Apprendre à identifier chaque émotion et à lui donner sa juste place.
- Apprendre à accueillir et à maîtriser ses émotions - Travailler sur la compréhension/conscientisation des émotions, donner du sens et de l'intelligence à ses émotions.
- Apprendre à faire baisser le seuil critique d'une émotion.
- Apprendre à discerner chez l'autre, -en terme d'altérité-, les émotions de ces individus "autres".

Par exemple, avoir peur est une des meilleurs formes d'intelligence, c'est se protéger, s'estimer, se respecter, c'est entrer dans une phase active d'apprentissage, une peur sans drame, raisonnée, dont on comprend les fondements, une peur qu’on apprend à apprivoiser et à dompter, "la peur dédramatisée comme matière première d'énergie" pour aller découvrir le monde et transcender sa propre existence, donner du sens à sa vie. On observe les chevaux, se sont des êtres souvent mus par la peur, qui n'en ont pas honte et qui nous font comprendre, en ça, à quel point il est intelligent d'avoir peur, une peur non inhibitrice mais source d’actions, de réflexions et d’apprentissages.

Nous accompagnons les personnes pour que cette peur ne soit pas inhibante, mais bien au contraire : dépasser et apprivoiser ses peurs, redonner la force de vie aux peurs, qu'elles ne soient pas inhibitrices mais une conscience de là où nous ne devons pas aller, au moins tout de suite, ce qui nous montre les chemins vers lesquels aller : pacification, collaboration, douceur, progressivité...

S'entendre avec l'autre (le cheval) ne peut se faire que par le chemin de l’émergence pour l’autre du sens de nos actions et demandes, de la coopération et de l’accord mutuel.

Les Thérapies : L’ÉquiPsynergie : Utiliser l'énergie du cheval, "L’Équi-Énergie" comme un "psychotrope positif" pour les personnes bénéficiaires, la transférer aux personnes comme ressource, force vitale potentielle.

En étant, moi, cette passerelle, ce pont entre le cheval et la personne : celui qui permet la synergie entre l'énergie du cheval, force vitale transmissible, et le psychisme, l’énergie des personnes, en ayant dynamisé en eux cette "Équi-Énergie", en les aidant à l’apprivoiser et à l’appeler comme ressource.

Pour les Thérapies Au Hogan, ce que j’essaie d’éveiller, de faire émerger, c'est la capacité dynamique de la personne à exister, à s'exprimer et à interagir en se libérant de ses distorsions et entraves (vécus de souffrance non intégrés et traumatismes psychiques, handicaps...). Tout le potentiel de la personne est dans sa capacité à créer son propre mouvement libéré de ses entraves.

Pour aller retrouver les potentialités de la personne, on ne se focalise pas sur la ou les distorsion(s), mais on se concentre sur son énergie vitale.

Développement personnel, les partenaires chevaux, révélateurs des sources et ressources de chacun : 

Apprivoiser ses émotions et être aidé dans la démarche d’une nouvelle "vision", d’une nouvelle présence de soi "au monde." 

"Perspectives de l’esprit en force de vie" et non pas errements de l’esprit…

Suis-je celui ou celle que j'ai conscience d'être, à savoir un corps expressif et une âme subtile, libre des influences diverses ? Faire acte de spiritualité, de philosophie sont nécessaires pour passer d’une forme de "navigation à vue, au gré des vents", à ce que je suis réellement et veux être en "présence au monde".

Au Hogan, je propose de vivre une immersion pour un nouvel élan : on s’immerge dans un environnement nouveau, et là, c'est la notion de "ce qui flotte et ce qui coule et se noie".

Si cet environnement représente un ordre sain et serein, les différentes distorsions qui s'inscrivent dans une temporalité de l'individu, les pensées et comportements désaccordés se noient. Flotte ce qui fait sens et qui permet les interactions dans le dialogue et la compréhension mutuelle.

 Vivre une nécessaire perturbation avant de lancer son mouvement vers l’ouverture aux autres et vers une "profondeur d’être soi".

Apprendre à réaccorder sa "harpe intérieure", sa musicalité personnelle, pour jouer juste dans l’orchestration du monde, même dissonante.

"Penser et être selon soi", libre d’exprimer sa subjectivité nourrie d’esprit et de connaissances dans le respect de tous. 

Prendre en compte les notions de pollution extérieures qui perturbent et déséquilibrent les structures intérieures des personnes : les croyances, traditions et conditionnements naissent de l'extérieur et viennent créer des dysfonctionnements à l’intérieur. Construire sa propre liberté comme "voie de guérison", comme voie royale du mouvement, comme référentiel : Est-ce que je suis dans ma démarche de libération ou voie de ma propre liberté ? 

Dans cette voie, on peut avoir des alliés, comme les chevaux, qui nous engagent à être créateur d’expression, d'accomplissement de soi, pour arriver à l'équilibre entre ce qu’on imagine de soi et ce qu’on devient réellement.

Avec un cheval, retrouver aussi "l’ivresse de réussir", ivresse que procure le fait d'envisager de réussir et de se découvrir ou de se redécouvrir capable d’autorité "slow" : autorité douce, bienveillante, sur les bases des compétences acquises petit à petit et du grand désir serein de réussite.

"Ivresse sage", autorité "slow" comme base relationnelle dynamique.

Faire ensemble, s’accorder, faire participer l’autre (le cheval) à son projet, à sa construction, mais en douceur, en bienveillance…

Il s'agit de faire appel au plaisir, à la découverte, à une nouvelle énergie vitale qui émergera de ces temps, à la conscientisation, et non de faire appel à des techniques.

Apprendre le "ÊTRE avec" plutôt que le "FAIRE".

 

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Découvrez les événements du centre équestre.

Évènements, actus : 

Le Hogan vous présente son développement, formations : Reliances aux animaux

1ère session : novembre 2018 

Formations aux relations hommes-animaux

et aux pratiques thérapeutiques accompagnées par des animaux 

A- « Relations hommes-animaux : de sujet à sujet »

Spécialisations :

B- « Pratiques thérapeutiques avec des animaux »

C - « Accordage hommes-chevaux »

D- « Pratiques thérapeutiques avec des chevaux »

 

- Fondements :

Aujourd’hui, éthologie et philosophie se rejoignent pour aborder les animaux comme de véritables sujets ayant une vie psychique, un langage complexe et une conscience de soi.

Les relations qu’on noue avec eux ne peuvent que s’en trouver modifiées. 

Il est temps de ne plus voir seulement, dans nos compagnons animaux, des objets de projections, ou des substituts de relations humaines qui nous feraient défaut. 

Dans de tels dispositifs thérapeutiques, il s’agira que nos animaux partenaires soient mis dans des conditions telles qu’ils puissent déployer leurs initiatives, leur inventivité, pour que puisse s’établir entre eux et l’humain une aire de jeu, de créativité, qui rouvre les possibles.

 

- Différentes formations :

Afin d’aborder les échanges hommes-animaux dans toute leur complexité, nous proposons des formations qui articulent éthologie, psychologie et philosophie, ainsi que théorie et pratique.

Tous les modules comporteront :

-       des cours donnés par des chercheurs et des professionnels de terrain réunis autour d’une même orientation et éthique, livrant leurs réflexions et leurs expériences sur la relation hommes-animaux

-       des temps de travail avec les animaux, mettant à l’épreuve les idées proposées, et visant à observer les comportements des animaux avec le moins de projections possible, puis à les interpréter le plus finement possible

-       des discussions, alimentées par les expériences et les parcours des participants.  

 Un tronc commun aux différentes filières s’interrogera sur les relations aux animaux en tant que telles, avec ce qu’elle comportent de représentations, et ouvrira sur un questionnement de notre rapport à la nature.

 

 - Enseignements :

 I. Module « relations hommes-animaux : de sujet à sujet » (et tronc commun pour les filières spécialisées)  

II. Tronc commun pour « pratiques thérapeutiques avec des animaux » et « pratiques thérapeutiques avec des chevaux » 

III. Spécialisation « pratiques thérapeutiques avec des animaux » 

 + Stage d’au moins dix jours à effectuer dans une structure thérapeutique intégrant des animaux

IV. Spécialisation « accordage hommes-chevaux »   

V. Spécialisation « pratiques thérapeutiques avec des chevaux » 

 

Organigramme et total des jours par module :

« Relations hommes-animaux : de sujet à sujet » Ouvrant sur : Spécialisations :

A- « Pratiques thérapeutiques avec des animaux » : 20 jours + 10 jours de stage

B- « Accordage hommes-chevaux » : 15 jours

C- « Pratiques thérapeutiques avec des chevaux » : 40 jours

 

- Conditions d’accès et admission :

Cette formation s’adresse aux professionnels du soin, ou aux personnes ayant une expérience approfondie des relations aux animaux, ou désireuses d’opérer une reconversion professionnelle. Les candidatures seront examinées au cas par cas et les différents atouts des parcours singuliers seront pris en compte.

Les dossiers de candidature comprendront cv et lettre de motivation, ainsi que tout élément attestant d’une expérience professionnelle en lien avec la formation ou d’un projet professionnel.

Les personnes dont le dossier aura été retenu seront invitées à un rendez-vous individuel.

 

- Dates, début 1ère session : novembre 2018, voir page développement centre de formations le HOGAN.

- Coût de la formation : (en cours d’étude), nous contacter. 

À bientôt au Hogan. Olivier.

 
Depuis 32 ans, j’observe des chevaux, travaille et vis avec certains, parfois même en partageant nos espaces de vie quotidienne. J’observe leurs mœurs, leurs comportements, leur santé, leurs adaptations à notre monde si particulier, leurs spécificités et particularités individuelles.
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