Thérapies et développement cheval en Ardèche

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Constats, critiques et positionnement du Hogan :

Les bénéfices de la relation à l'animal : Aujourd'hui, ces bénéfices sont constatés de manière assez évidente, mais les mécanismes et raisons restent encore flous ou peuvent être influencés par des projections imaginaires diverses, sans être forcément le reflet de la réalité...

L'analyse des bénéfices manque de rigueur et se base sur des interprétations qui risquent avant tout d'avoir comme objectif de donner gage et valeur aux hypothèses et aux démarches choisies... Ce qui a valeur c'est ce qui va émerger, exister au cours des séances, on s'attribue donc le droit d'oublier nos hypothèses de départ...

Un cheval n’est pas un "miroir", puisqu’il interagit selon son individualité, sa personnalité et son histoire. Ce qui nous intéresse, c'est cette dynamique d'intersubjectivité en mouvement, en recherche d’accords entre un individu cheval et un individu humain, entre deux individualités propres.

"Je sais le cheval potentiellement révélateur de beaucoup de nous-mêmes par "écho". Mais où et comment placer à leur juste place ces "images", ces ressentis et comment en parler, comment accompagner sans délire, sans miroir déformant et déformé les élèves, les stagiaires et les personnes en quête de soins ou de réalisation d’eux mêmes que je reçois ? Là est mon atttention première, ma recherche principale et ma pratique..." (O. Cayre)

Le fait d'être dans une situation complètement nouvelle, de par la présence des chevaux et le fait d’être dans un environnement naturel et ouvert crée une perturbation, une perte de repères, des émotions fortes et parfois contradictoires. 

Avec les chevaux, dans un contexte favorable et respecteux de chaque individu, Les émotions qui surgissent chez les personnes en soins (appréhension, peur, attirance, attraction...) font parfois émerger des comportements au delà et en deçà de l’intellect, nommés "régressifs" en langage psychologique : c'est en effet l'émergence d'une spontanéité intuitive qui se libère.

Cette forme de spontanéité, d'intuition, libre de s’exprimer ou un peu bridée, est en lien direct avec l'histoire de la personne, sa construction personnelle, son "sentiment de positionnement d’elle-même dans sa vision du monde".

On est sur une mise en jeu relationnelle qui crée des tensions, de par le fait même de la forte "présence" de cette personne non-humaine (animale). La personne (humaine) va s'exprimer en cherchant de nouveaux modes et codes relationnels (effet de l'altérité) à partir du moment où on va accompagner cette rencontre.

Faire des suppositions, à partir de ce qui a été exprimé par la personne en contact dynamique avec le cheval, peut éventuellement être tenté par la personne bénéficiaire et il est primordial de lui laisser le soin de supposer et d'interpréter elle-même. S'il est possible d'aller plus loin dans une forme d'accompagnement thérapeutique, il s'agit donc, dans une perspective d’éclairage, d’évoquer très discrètement des parallèles, de possibles liens entre le vécu de la personne, les défis et difficultés auxquelles elle doit faire face dans la vie et le moment présent avec le cheval…

Mais, attention aux discours qui peuvent être dangereusement simplistes et grossiers : "Ce que tu mets en scène dans ta relation avec le cheval reflète telle problématique de ta vie personnelle", ce sont des risques d'identification projective, de surinterprétation, des discours frontaux, des chocs, pouvant engendrer des "sur-traumatismes" !

À force de trop vouloir extraire du sens, on tombe dans le hors-sens (interprétations sauvages), dans une sur-orientation du cadre et de l'expérience, dans des entraves à la liberté d'expression des individus, afin que les hypothèses et présupposés soient confirmés. C'est manipulation ! On prend pour "argent comptant" et transférable de façon brute ce qui est exprimé par la personne en contact avec le cheval, alors qu'elle est dans un environnement inconnu, avec des règles qu'elle ne connaît pas et en présence d'un individu qui lui est complètement étranger.

Certains ont des représentations sur le cheval (Imaginaire), mais c'est bien différent du réel concernant tout être cheval (déni du réel), c'est bien souvent inconscient, mais ça peut être volontaire (manipulation). Ces gens restent donc coincés et "encastrent" les autres dans le "cheval imaginaire" qui peut aller jusqu'au délire : "le cheval guérisseur de l'homme" !

Les potentialités thérapeutiques (I-) et en développement personnel (II-) de nos prises en charge avec les chevaux :

(Tout ce qui est argumenté et détaillé ci-dessous, avec les nuances nécessaires à apporter, est applicable en développement personnel. Chacun est en moyen de faire les distinctions qu’il faut pour différencier les prises en charge thérapeutiques des actions de développement personnel.

(À la fin de : I- Les Thérapies soutenues par la Rencontre et le Dialogue avec les chevaux, un texte précise quelques points de nos actions de développement personnel.)

I- Thérapies soutenues par la Rencontre et le Dialogue avec les chevaux, L’ÉquiPsynergie :

Approche Phénoménologique de Soins aux personnes :

- l'expérience est au service de la créativité, du renouveau permanent et non pas de l'application d'une méthode figée et dogmatique.

C’est encore l’étude et la prise en compte du phénomène de Rencontre entre deux individus, deux personnes (nouvelle dimension de la Rencontre homme/animal), la dimension subjective de la Rencontre.

- L’ÉquiPsynergie : Utiliser l'énergie du cheval, "L’Équi-Énergie" comme un "psychotrope" positif pour les personnes bénéficiaires, la transférer aux personnes comme ressource, force vitale potentielle.

En étant, moi, cette passerelle, ce pont entre le cheval et la personne, celui qui permet la synergie entre l'énergie du cheval, force vitale transmissible, et le psychisme, l’énergie des personnes, en ayant dynamisé en eux cette "Équi-Énergie", en les aidant à l’apprivoiser et à l’appeler comme ressource. 

Pour l’Approche Phénoménologique de soins aux personnes, ce que j’essaie d’éveiller, de faire émerger, c'est la capacité dynamique de la personne à exister, à s'exprimer et à interagir en se libérant de ses distorsions et entraves (vécus de souffrance non intégrés et traumatismes psychiques...). Tout le potentiel de la personne est dans sa capacité à créer son propre mouvement libéré de ses entraves.

Pour aller retrouver la force de vie de la personne, on ne se focalise pas sur la ou les distorsion(s), mais on se concentre sur son énergie vitale.

1)- Essayer pour chacun de faire émerger de lui ou d’elle l’idée saine de son identité : « je suis avant tout celui ou celle qui existe hors champs des distorsions de mon vécu, des influences de l’extérieur qui ont pénétré en moi et qui siègent en moi en prenant le contrôle de ma subjectivité et qui ont emprisonné ma liberté de pensées, d’actions, de réactions… »

2)- Retrouver la volonté et les voies, les siennes emprisonnées, de rebond pour reprendre les commandes de sa vie.

3)- pouvoir évaluer l’environnement acceptable pour soi et pour son devenir, celui qui n’entrave pas trop son désir d’existence et celui qui laisse assez d’air pour se réaliser sans distorsions.

Agir et écouter selon deux "canaux d’écoute et d’action" :

1)- "l’intention thérapeutique" : ce qu'on va à peu près maîtriser dans le déroulement et qu'on peut supposer et préparer au départ et,

2)- "les ressources thérapeutiques spontanées" : qui ne sont ni pré définissables, ni maîtrisables dans leur processus de révélation et d'application mais qui, par expérience et bonne connaissances de nos partenaires chevaux, sont envisageables. 

=> ce sont ces deux piliers fondamentaux  qui sont "dynamiques potentielles de soins" dans la Rencontre et les relations inter-espèces dans notre construction thérapeutique.      

L’équipe :

Olivier Cayre, 32 ans de vie et de recherche avec les chevaux et en relation homme/cheval, Anthropozoologue, est garant de la lecture et de l'analyse des comportements signifiants des chevaux dans ce qui se joue entre un humain et un cheval ; il est responsable du cadre, des techniques mises en place et de la sécurité.

Un psychologue* analyse ce qui se joue dans la rencontre entre la personne et le cheval, en résonnance avec le vécu et l'histoire personnelle déposés en entretien, avec un regard neuf apporté par le contexte du Hogan et le tropisme des chevaux.

* Plusieurs professionnels travaillent avec moi de façon régulière comme Maryse Boyer, d’autres collaborations existent aussi et sont en plein développement comme avec Sandrine Willems, Éric Faucher et d’autres encore.

Le cheval de thérapie :

Tout cheval, quel qu'il soit, quel que soit son niveau d'éducation et d’apprentissage peut servir en thérapie. À la condition où ce cheval vit dans un environnement harmonieux pour lui répondant aux besoins fondamentaux éthologiques et psycho-éthologiques lui permettant d’être équilibré, serein, confiant et détendu.

Ce n'est pas le "cheval miroir", c'est plutôt le cheval révélateur, partenaire de potentialités diagnostiques et thérapeutiques. Il n’est pas miroir, car rien ne s’inscrit en miroir dans le monde individué et complexe du vivant. Il est potentiellement révélateur pour une personne qui "sait voir" ces perturbations, ces manifestations.

Une fois définie notre "intention thérapeutique", on oriente les mises en relation vers des chevaux qui ont telle éducation et tels apprentissages et savoirs techniques, au profil comportemental cohérent avec notre projet.

 

 Pour les personnes prises en charge en thérapie, cela peut être:

- un soutien aux personnes en terme de révélations, de compréhension, d’émergence de sens et de ressources, qui peuvent permettre une relance des dynamismes et des capacités à se projeter dans l'avenir.

- Apprendre à identifier chaque émotion et à lui donner sa juste place.


- Apprendre à accueillir et à maîtriser ses émotions.


- Travailler sur la compréhension/conscientisation des émotions, donner du sens et de l'intelligence aux émotions.


- Apprendre à faire baisser le seuil critique d'une émotion lorsqu’il est proche d'envahir la personne.

- Apprendre à discerner chez l'autre, -en terme d'altérité-, les émotions de ces individus "autres".

tendre vers l'autonomie, sa capacité à s'exprimer, à prendre en charge et en conscience son corps quel que soit ses moyens, à se confronter à des stress...

Et pour l’ensemble des "acteurs" de ces prises en charge :

- De nouvelles données éclairantes, des enrichissements concernant les problématiques des personnes grâce à ces temps de Rencontre, de mise en relation dynamique avec les chevaux et de nos observations et analyses de ces temps particuliers.

- une autre forme d'émergence ou de révélations des troubles du comportement, "faire bouger" et enrichir ce qu'on croit des personnes et ce qu'elles croient d’elles-mêmes, comment elles se mettent en mouvement, en accordage dynamique, ce qu'elles disent, ce qu’elles pensent, comment elles interprètent leurs émotions, leurs difficultés à comprendre, à donner du sens, à s'accorder au cheval ...

- Proposer un espace d’expression dynamique pour aborder autrement les dysfonctionnements personnels et pour pouvoir vivre des situations nouvelles permettant d’envisager d’autres "rapports au monde", de nouvelles données potentielles d’elles-mêmes, donner à voir et à vivre de la nouveauté d’elles pour tout le monde.

- Apporter d'autres outils de compréhension aux professionnels, un point de vue différent et nouveau sur les problèmes et limites des personnes, et nous amener ainsi à élargir, à ouvrir nos modèles d'interprétation.

L’ÉquiPsynergie avec les bonnes compétences professionnelles et la sensibilité compassionnelle, permet de faire bouger certains repères figés, et au sein de tout ça, il y a ce "grand attracteur" : le cheval !

Construire le projet de la prise en charge avec les personnes bénéficiaires : Que la personne soit petit à petit, ou dès le début, capable de formuler pourquoi elle est là, quels sont les enjeux et surtout quel est son désir, quel est son rêve. Que va t'on construire ensemble.

Bien souvent, la personne s'aperçoit qu'on est allé ensemble au-delà des désirs et rêves initiaux. C'est la prise en compte des modifications, des enrichissements de la réalité, car bien évidemment, au départ, une part du potentiel n'est pas palpable et est inconnu, donc une part des objectifs n'est pas énonçable.

Certains objectifs, désirs, rêves n'auront pas pu être atteints et la personne fait elle même le bilan en étant capable de distinguer maintenant ce qui fait partie du réel de ce qui faisait partie de l'imaginaire, du fantasme. En ça, on réordonne, on réorganise le monde réel face au monde imaginaire, on redonne du sens, on différencie le réel des fantasmes.

Comment :

Nous construisons ensemble un accompagnement volontairement le moins dirigé et le moins orienté possible, pour laisser toute liberté et possibilité à chaque personne de construire quelque chose avec le cheval, dont nous pensons qu'il en émergera des analyses, des pistes de travail et des éclaircissements.

"Laisser faire", laisser libre-cours à l'être, au dialogue entre la personne et le cheval, accompagner et non "faire à la place de".

Rappel : Agir et écouter selon deux "canaux de réception et d’action" :

1)- "l’intention thérapeutique" : ce qu'on va à peu près maîtriser dans le déroulement et qu'on peut supposer et préparer au départ et,

2)- "les ressources thérapeutiques spontanées" : qui ne sont ni pré définissables, ni maîtrisables dans leur processus de révélation et d'application mais qui, par expérience et bonne connaissances de nos partenaires chevaux, sont envisageables. 

=> ce sont ces deux piliers fondamentaux  qui sont "dynamiques potentielles de soins" dans la Rencontre et les relations inter-espèces dans notre concept thérapeutique.

L'accompagnement n'a rien à voir avec la mise en place de techniques équestres conventionnelles, qui n'auraient aucun intérêt dans un travail thérapeutique (en-dehors de certaines phases de la rééducation fonctionnelle). Notre approche mobilise autrement l'individu : tendre vers l'autonomie, sa capacité à s'exprimer, à prendre des décisions, à prendre en charge et en conscience son corps, à se confronter à des stress...

On pense l'espace d'expression comme une scène, on propose des thèmes sous forme de jeux ou d'exercices et/ou on laisse les "acteurs" se lancer dans un dialogue dynamique qui leur appartient, on intervient juste pour sécuriser ou redynamiser.

Temps d’échanges et d’analyses : l’importance pour nous, quand elles le veulent, si elles le veulent, en imposant rien, de la reprise des émotions avec les personnes dans les temps vécus avec les chevaux, un parcours qui va de l'activité jusqu’aux temps d'échanges. Sans ces temps d’analyse, nous risquons momentanément, ou à termes un agir "hors sens", non intégré par l’esprit.

Triangulation : la personne/le cheval/ l'équipe thérapeutique :

La démarche :

Adaptation, créativité, au sein d'un cadre : le seul cadre fixe c'est celui du respect de chacun et de la sécurité. A l'intérieur de ce cadre, la notion de créativité, de construction individuelle, de mobilité, de liberté, est permise, suggérée et mise en avant.

"L’anti-technique - anti-méthode" : un chemin d’anti-technique, d’anti-normes, une forme de vide perturbant qui fait appel et confiance dans la capacité d’adaptation et de création de chaque personne pour (re)trouver de l’homéostasie (conscience et sentiment d'unité de soi) dans la pratique, dans le mouvement, dans la dynamique et dans la relation au cheval. C’est en ça qu’elle est accompagnée par l’équipe.

Il s’agit de chercher à se découvrir dans cette nouvelle forme vivante de dialogue, d’interaction par une approche libre, anti dogmatique et individualisée, en étant accompagné par un thérapeute qui sait construire une dynamique équestre avec le respect scrupuleux des réalités de nature et de culture de chacun des partenaires.

Quelque soit la personne, je vais tenter de stimuler, de favoriser sa capacité à s'inscrire progressivement, à son rythme, dans la construction d'un lien de corps et d’esprit avec des êtres à la présence forte, avec une adaptation, une évolution nécessaires, dans un espace favorisant cet échange. En sachant que cette "matière vivante" brute, énergie source et ressource qu'est le cheval, est là, il propose des interactions et attend l’échange.

Je vais accompagner petit à petit la personne à simplement interagir, à faire acte de présence, à trouver sa capacité à être présente, à entrer en mouvement, à être créative, non pas toute seule, mais en accordage avec le cheval.

Il n'y a pas de "patient" ni de "malade" dans un corral. On sort des cases, des étiquettes. C'est à moi de me demander comment je peux me débrouiller pour qu'il y ait de la vie, un désir chez les personnes à rencontrer l’autre. Il faut continuer à créer, à chaque fois tout réinventer selon la personne, écouter ce qu’elle a à dire, à vivre.

Permettre l'expressivité, amener la personne à réaliser ce qu'elle a envie de créer mais sans la mettre en situation de danger (inutile de traumatiser quelqu'un qui est déjà dans une situation de difficulté).

Amener la personne à prendre du plaisir, à se remettre en mouvement, à trouver des espace-temps où elle existe autrement qu’avec une étiquette « figée, cristallisée ».

Préalables pour permettre une Rencontre et une relation justes et saines :

"faire la lumière sur les pièges de l’inconscient" qui entravent la Rencontre et qui peuvent "aveugler" tout un chacun, faire prendre conscience aux personnes qu’elles vont chercher à s'accorder à un individu qui n'est pas une incarnation de l’enfance perdue, de l’innocence, ni l'incarnation fantasmée d'un désir d’un rapport maternant ou paternaliste… Amener les personnes à sortir du fantasme inconscient que les chevaux seraient des êtres "bloqués" au stade préverbal, des êtres immatures, voire, des "cadeaux de la nature" qui devraient être à leur disposition… "Grandir", quitter le champ des fantasmes et mieux respecter l'autre, le cheval, en tant qu'individu à part entière et potentiellement adulte.

Ce chemin, ce travail n'est pas fait d'interdictions, il est accompagné de prises de conscience progressives et de démarches d'évolution.

Apprendre qu'être sous le coup d'une émotion n'a rien ni de honteux, ni de faible :

Par exemple, avoir peur est une des meilleures formes d'intelligence, une peur sans drame, raisonnée, dont on comprend les fondements, une peur qu’on apprend à apprivoiser et à dompter c'est se protéger, s'estimer, se respecter, c'est entrer dans une phase active d'apprentissage. "La peur dédramatisée comme matière première d'énergie" pour aller découvrir le monde et transcender sa propre existence, pour donner du sens à sa vie.

Quand on observe les chevaux, on voit bien que se sont des êtres souvent mus par la peur, qui n'en ont pas honte, ils nous font comprendre, en ça, à quel point il est intelligent d'avoir peur, une peur non inhibitrice mais source d’actions et de réflexions.

Transcender ses peurs (matières premières en terme d'énergie), les structurer en leur donnant une visibilité, une lisibilité : redonner la force de vie aux peurs, qu'elles ne soient pas inhibitrices mais une conscience de là où nous ne devons pas aller, au moins tout de suite, ce qui nous montre les chemins vers lesquels aller : pacification, collaboration, douceur, progressivité...

Autre exemple, les rapports agressifs : Une des difficultés majeures est la gestion des frustrations. La notion d'échec aggrave l'agressivité envers l'autre et envers soi.
D'autres voies sont possibles. Cette notion agressive, frontale de la relation "je dois être plus fort que l'autre" n'est pas soutenable et ne se justifie pas avec les chevaux.
S'entendre avec l'autre ne peut se faire que par le chemin de la coopération.

Potentialité thérapeutique : dans les temps forts potentiellement perturbants de la Rencontre avec un cheval et de cette intersubjectivité en mouvement, peuvent s’ouvrir des "vannes intimes" des histoires personnelles et laisser s’exprimer une "intuition spontanée" d’aller rechercher des "bouts de soi" (dynamique régressive) afin de "réunifier le moi".

Ces bouts qui n'ont pas "grandi, bloqués  dans les couloirs intemporels des traumatismes" créent un "désaccordage", des distorsions en chacun de nous.

Il y a un effet révélateur, de par la présence même du cheval si proche de nous, comme un "effet loupe émotionnel" qui s’adresse à l’être profond en chacun de nous.

Laisser évoluer cette intersubjectivité en mouvement, laisser évoluer les relations entre les deux acteurs pour qu'elles deviennent harmonieuses et fluides, va faire grandir l’individu. Ces bouts de la personne "coincés dans son passé" vont être rassemblés pour "revenir" jusqu’à la date d'aujourd'hui, la personne plus entière. Cela va être rendu possible par cet accordage progressif avec le cheval tout au long de ce travail thérapeutique.

C’est un peu un effet "d’élastique temporel" (champ morphique*) : aller chercher un bout de soi dans le passé (à l'endroit du trauma, à l'âge de son trauma…), c’est un travail de réunification (unité de soi, homéostasie), on intègre les "bouts de soi", on les réincorpore "détoxiqués, libérés, désenchainés".

La discipline et le cadre (données éthiques vis à vis du cheval, la construction de cette relation) permettent de chercher le bon accordage, pour grandir "plus entier".

*«…Le champ morphique concerne tout système auto-organisé, qu’il met en résonance avec les systèmes similaires passés, dont lui-même… C’est l’influence qu’exerce tout système auto-organisé passé sur les systèmes homologues présents… Ce champ constitue donc une force de cohésion entre les différentes parties du dit système…» (Rupert Sheldrake)

Les "instants Corral" :

Dans le cadre d’une mise en situation dans le corral, les possibilités de contacts dynamiques proches mais libres de liens techniques directs (exemple : pas de longe de travail, ni de longues rênes, etc.) peuvent aider à "dé complexifier" l’approche relationnelle. Cette mise en lien avec du matériel qui peut être souvent difficile à maitriser risque de placer les personnes dans un sentiment de frustrations.

Ensemble, comme un couple de danseurs et non pas à cheval, l’approche par le jeu libre, dynamique, est préférée, elle permet aussi l’expression d’états d’excitation ou de nervosité sans que le cheval se sente atteint de trop près.

Petit à petit le contact et la possibilité de dialogue s’expriment et se structurent par le jeu des expressions corporelles presque spontanément (approche corporelle d’un "langage commun").  De façon ludique s’installe un lien créatif, libre de techniques non maitrisées, entraves psychologiques potentielles. L’émotion affective peut émerger, comme source de lien, de sentiment positif, de valorisation de soi et de possibilité d’ouverture à l’autre.

Puis, le jeu ouvert, libre d’entraves techniques, va évoluer.

On travaille ainsi sur la valorisation de soi et l’estime de soi, sur la prise de confiance progressive qui va elle-même alimenter le lien affectif avec le cheval et favoriser l’ouverture vers des progressions par ce chemin sensible.

Les espaces ouverts du Hogan sont aussi la possibilité de partir en balade ou en randonnée, autre espace-temps d’apprentissages relationnels et sociaux où s’instaurent et se restaurent les règles collectives entre humains mais aussi d’humains à chevaux : prendre soin de l’autre qui a pris soin de nous…

   

II- Développement personnel :

Dans nos moyens mis en œuvre et dans nos processus de construction, la démarche théorique et concrète appliquée diffère peu entre les prises en charges en thérapies et notre travail en développement personnel.

(Ce texte précise quelques points de ma pensée et de mes actions de développement personnel.)

Errements ou "Perspectives de l’esprit" ?…

Suis-je celui ou celle que j'ai conscience d'être, à savoir un corps expressif et une âme subtile, libre des influences diverses ? Faire acte de spiritualité, de philosophie sont nécessaires pour passer d’une forme de "navigation à vue, au gré des vents", à ce que je suis réellement et veux être en "présence au monde".

Au Hogan, je propose de vivre une immersion pour un nouvel élan : on s’immerge dans un environnement nouveau, et là, c'est la notion de "ce qui flotte et ce qui coule et se noie".

Si cet environnement représente un ordre sain et serein, les différentes personnalités trop distordues qui s'inscrivent dans une temporalité de l'individu, les pensées et comportements désaccordés se noient. Flotte ce qui fait sens et qui permet les interactions dans le dialogue et la compréhension mutuelle.

Vivre une nécessaire perturbation avant de lancer son mouvement vers l’ouverture aux autres et vers une "profondeur d’être soi".

Apprendre à réaccorder sa "harpe intérieure", sa musicalité personnelle, pour jouer juste dans l’orchestration du monde, même dissonante.

"Penser et être selon soi", libre d’exprimer sa subjectivité nourrie d’esprit et de connaissances dans le respect de tous.

Nous ne sommes pas mécaniciens avec une "boîte à outils", ni nous ne traitons d'objets, alors, comment accompagne t’on la possibilité de mieux être ?

C’est une vision et une démarche holistique et bienveillante tout en étant exigeante. Elle traite bien des fondamentaux du vivant, sans faire l'impasse de la complexité (voie qui permet l'expression de soi, l'accomplissement de soi) : (ré)affirmer sa liberté et sa responsabilité face à sa vie, à son histoire, trouver un nouvel élan, qui en est la "mise en vie", l’incarnation.

Prendre en compte les notions de pollution extérieures qui perturbent et déséquilibrent les structures intérieures des personnes : les croyances, traditions et conditionnements naissent de l'extérieur et viennent créer des dysfonctionnements à l’intérieur. Construire sa propre liberté comme "voie  de soins", se référer tout le temps à elle : Est-ce que je suis dans ma démarche de libération ou voie de ma propre liberté ?

"Vivre" puis "exister" : Vivre c'est subvenir à ses besoins physiologiques (notion d'équilibre biologique d'une structure vivante). Exister c’est prendre en compte la notion de psychisme, d'être, de conscience de soi, de vie habitée, de subjectivité.

Les "alliés" animaux :

Dans cette voie de la complexité, on peut avoir des alliés, comme les chevaux, qui nous engagent à être créateur créer d’expression, d'accomplissement de soi, pour arriver à l'équilibre entre ce qu’on imagine de soi (imaginaire) et ce qu’on devient réellement. C'est le bien-être.

L'allié aussi est à prendre en compte dans sa complexité, car si on voit le cheval non comme un individu mais comme un représentant "cellulaire" de l'espèce équine, on est dans une vision simpliste, fausse, dénigrant la dimension de l’individu, et potentiellement par "écho" de soi-même.

Avec un cheval, retrouver aussi "l’ivresse de réussir", ivresse que procure le fait d'envisager de réussir et de se découvrir ou de se redécouvrir capable d’autorité "slow" : autorité douce, bienveillante, sur les bases des compétences acquises petit à petit et du grand désir serein de réussite.

"Ivresse sage", autorité "slow" comme base relationnelle dynamique.

Faire ensemble, s’accorder, faire participer l’autre (le cheval) à son projet, à sa construction, mais en douceur, en bienveillance…

Il s'agit de faire appel au plaisir, à la découverte, à une nouvelle énergie vitale qui émergera de ces temps, à la conscientisation, et non de faire appel à des techniques.

Apprendre le "ÊTRE avec" plutôt que le "FAIRE".

Le cheval "allié" au service du lien et de la relation entre humains :

Je propose aux personnes, aux couples, aux familles un espace ludique où se joue, se fonde, se dénoue et se retisse, où donc évolue les liens entre les personnes.

La rencontre et la relation avec le cheval intervenant dans cet "espace intermédiaire" ne se situant pas dans l’espace de vie des personnes ni dans un imaginaire sans lien avec le réel, mais entre les deux, dans un espace "projectif", bienveillant où se joue et se rejoue la relation, la communication, les émotions, le lien et le vécu entre les individus, avec cet être qui se place en "tierce personne" de fait.  

Un espace sans jugement, tel que le fait le cheval, en prenant simplement la mesure de ce qui se passe ici et maintenant.

"Espace intermédiaire" avec le cheval comme "allié" où se révèle notre face-à-face au monde, aux autres, nos angoisses, nos craintes, conscientes et inconscientes.

Mais aussi "espace intermédiaire" où se révèle nos ressources, quelques fois insoupçonnées, où se révèle notre quête d'harmonie, de contacts, de relations, de plaisir dans le dépassement de soi et dans le lien avec les autres.

Est-ce que finalement la clé ne se trouverait pas dans une forme de jeu, le jeu homme/cheval.

Arriver à une création (chorégraphie) à travers la rencontre dynamique inter-espèce, en apprenant à déchiffrer, à intégrer les expressions individuelles de l'autre (particularité du dialogue). Transmettre au cheval ce qui nous habite par un peu de théâtralisation de nos émotions.

Après la phase de jeu. La conscientisation à travers la relation avec le cheval : Et s'il venait interroger en nous ce que nous ne maîtrisons pas, ce que nous ne connaissons pas, ce qui nous échappe de nous-même ?

Le cheval, cet intime étranger, l’intime étranger qui est aussi chacun de nous pour soi-même, « …La rencontre avec l’autre engendrerait ainsi la réactivation de notre incomplétude ? Finalement, c'est (aussi) la part d'étranger à soi-même qui est mis en scène. Inquiétante étrangeté provoquée par l’autre qui vient interroger en nous ce que nous ne maîtrisons pas, ce que nous ne connaissons pas, ce qui nous échappe de nous-même. «L'Autre faisant écho à l’étranger en soi… l'étranger comme trace même d'un insu refoulé». «Cet "autre" est justement ce qui constitue le champ de l'Inconscient…» (Mémoire, Maryse Boyer) 

Un chemin à deux voies de construction et d’évolution à suivre comme on a deux jambes, deux pieds, un chemin à deux voies unies dans leur parallèle : écoute de soi, écoute de l’autre, métaphore du chemin de fer - voies ferrées et traverses de chemin de fer - ces voies qui ne se touchent jamais sous peine de déraillement (danger de confusion entre soi et l'autre), mais elles s'unissent par des passerelles, des traverses (possibilité de dialogue entre soi et l'autre) :

- 1ère voie (celle qui concerne soi-même) : ce que l'autre nous renvoie de nous-même, qu'on ne voit pas et/ou qui fait partie de l'inconscient.

- 2eme voie (celle qui concerne l'autre, qui est fondamentalement différent de soi) : qu'il faut apprendre à connaître avec ses codes et sa vision du monde et qui nous ouvre aux autres et au monde.

Des sensations, vers la compréhension, jusqu’à l’art équestre dans l’ÉquiDanse :

Et être à cheval, pourquoi faire ?

Pour ressentir corporellement une disponibilité et une attitude spirituelle, l’expression physique d'une spiritualité à cheval, la transcendance de l'intention, tranquillement, chacun à son rythme. Pouvoir concentrer une énergie aussi bien chez soi que chez le cheval et la rendre disponible pour créer le dialogue dynamique.

Favoriser une reprise de contact avec son corps. Une prise de conscience autour de la réorganisation de sa posture : l’axe, la verticalité, la fluidité dans le mouvement, l’ouverture, la présence et la légèreté, la recherche de l'équilibre, la coordination, la communication claire et respectueuse permettant au cheval et à toute personne de s'entendre et de s'accorder, de ressentir du bien-être intérieur.

Les possibles en devenir :

Tendre vers l'état de champ détendu et le partage de plaisir humain/cheval.

Rencontre sublimée, création du couple, évidence éclairée des liens entre les shémas théoriques et le vécu corporel et dynamique.

Identifier les dynamiques possibles sources et ressources*, chercher les dynamiques sources du cheval et plus précisémment de chaque individu équin, partenaire.

Être possesseur et exploiter la "magie" (âme agit), le savoir, la connaissance, la force.

Dialoguer par les énergies sources et ressources, l’accordage rapide et reproductible, le lien d’individu à individu devenus "évidence éclairée".

Une philosophie de vie émerge de cet état d'être.

L’efficacité, l’énergie sont toujours disponibles quelque soit l'état psycho-dynamique "avant d'entrer en scène".

On acquiert une appropriation intime du langage et des dialogues.

*Les partenaires chevaux, révélateurs des sources et ressources :

On aborde, on va chercher la dynamique, le dialogue par "images sources et ressources associées et communes" :

Aller chercher à la source, dans notre mémoire corporelle, en deçà et au-delà de la parole ce qui nous habite comme ressources corporelles dynamiques, motrices de l’action et de la relation énergique, mémoire sensorielle, non mentalisée, non verbalisée.

Délivrer du "rangement intérieur en sommeil" l’énergie contenue dans ces images et les offrir à notre corps en action et en relation avec le cheval, lui, avec sa propre énergie source et ressource.

Entrer en dialogue dynamique par la cohérence, la résonnance, dans ces pioches intérieures chez le cheval et chez nous, des énergies ressources nécessaires à chacun dans sa propre énergie, pour entre nous, une communication active et un dialogue énergique.

Faire appel à notre mémoire sensorielle, à nos souvenirs actifs non mentalisés, non verbalisés, nos acquis corporels, nos apprentissages physiques qui entrent en résonnance, en cohérence, en logique relationnelle avec l’instant présent, avec l’action recherchée qui est devant nous, qui se présente à nous et qui attend (comme le cheval) notre déclenchement, avec les bonnes informations physiques, dynamiques, corporelles.

Vivre, participer à, être acteur de l’œuvre de transformation : métamorphose d’un état de conscience passé qui "accroche" et renforce le présent, modification que subit un système, du fait de ses échanges d’énergie et qui passe à un nouvel état…

- Et le cheval :

Comment parle t’il, comment nous communique t’il son intention, sa vision, son message, etc. ?

Il construit, interagit, dialogue, réagit grâce à ce qu’il "croit" savoir de lui, de son histoire, de sa place dans "son" monde tissé au notre, il se raconte à lui-même sa subjectivité, sa réalité…en plus de ses sens bien aiguisés, de sa cognition, de l’habituation à nos relations, de l’harmonie (toujours précaire et tendue) de notre lien, je suppose qu’il interroge et écoute son état émotionnel qui surgit à chaque "foulées", face à ce qui se présente à lui dans l’instant et son décor mouvant, il fait appel (lui aussi) à sa mémoire, à ce qui, dans cette source et ressource, se tisse, se lie de façon cohérente à la situation présente.

Il écoute en lui le report de sentiments (émotions domestiquées, reformulées, "réécrites", personnalisées qui font partie de son histoire personnelle subjective et ressource)… Il dialogue avec lui-même par images (sources) associées, il va chercher dans cet archivage intérieur disponible la bonne énergie en cohérence pour répondre de façon adéquate, il s’en sert de dynamique source et ressource d’action et de réponse relationnelle active, il propose ses réponses…

Le cheval allié révélateur : de notre face-à-face au monde, aux autres, de notre présence au monde…

Le cheval allié révélateur de nos angoisses, de nos craintes, conscientes et inconscientes.

- révélateur des "casseroles et des boulets" qu’on traine tous, de notre histoire en-deçà de notre mémoire.

- révélateur de nos conditionnements : être le plus fort, dominer… ou alors se présenter comme fragile, vulnérable et être "mangé tout cru ! ".

- révélateur de nos frustrations, de nos "caprices", de notre quête inconsciente bien souvent insatisfaite de reconnaissance de la part de notre communauté d'humains.  C’est ainsi qu’il nous arrive de tomber "à bras raccourcis" sur l'animal, de déverser sur lui nos frustrations.

- révélateur de notre lutte permanente avec le temps qui passe.

- révélateur de notre conditionnement dans notre histoire personnelle et collective.

- révélateur de nos sources intérieures un peu bouchées, taries, détournées, polluées… Sources intérieures qui demandent à être libérées.

Mais aussi : le cheval allié révélateur de nos ressources insoupçonnées, magnifiques, nécessaires pour se révéler, s'épanouir, se transcender pour prendre sa véritable dimension humaine.

- de notre quête d'harmonie, de plaisir, de liens, de contacts avec la nature, d’optimisme.

- de notre monde intérieur imaginaire dont il est un symbole fort depuis notre enfance.

- Le cheval allié acteur de notre reconstruction possible en nous installant en nous même de façon dynamique, directe, sans détour, sans hypocrisie.

Le cheval allié acteur de notre désir, de notre apprentissage nécessaire de la résolution des conflits, de la négociation, de la recherche de collaboration pour sortir de l'impasse de notre esprit guerrier et dominant, enfermé parfois dans un rapport de force.

- acteur de plaisir dans le dépassement de soi et dans la révélation, par sa présence et ses expressions, d'une nature sauvage mais tolérante et potentiellement bienveillante.

- acteur de voyages : intérieurs, symboliques, mais aussi de balades, de découvertes dans la lenteur (en en faisant son apologie !), dans l'adéquation avec le temps.

- acteur de réconciliation avec le mouvement, avec  nous même : nos sentiments, nos émotions non gérés, avec le temps, avec la nature.

Le cheval porteur de beauté par le langage des corps, par l'esthétique de son corps en mouvement.

- porteur de rêve : nous, portés par cet être fantastique, magique mais bien réel, vrai "cadeau" de la nature, de la terre mère…

En situation, sur le terrain :
En "liberté" en corral, dans l’ensemble du travail à pied puis monté en manège et en extérieur : analyser "à chaud et à froid" nos actions/réactions, nos interprétations sur le comportement et actions/réactions du cheval, grâce à l’approche sensible et réfléchie de la relation de travail avec le cheval et de l’équitation prenant en compte la nature et la culture de chaque individu cheval, sa vision du monde et de lui-même dans ce monde humain sans partage où il cherche sa voie, ses "possibles".

Réfléchir et Positionner nos actions/réactions dans le cadre de notre histoire personnelle et collective et de notre culture, les faire évoluer et réfléchir sur la concordance/cohérence entre nos rêves et la réalité possible. 

Se redécouvrir par le biais de ces mises en situation et des temps de réflexions et d’analyses.

Accorder nos violons pour une bonne orchestration entre le cheval et nous, avec ma participation de "chef d’orchestre temporaire" : Équipsynergiste*.

Tout cela dans un environnement de vie pour le cheval lui permettant un équilibre et de bien-être.

*L’ÉquiPsynergie : Utiliser l'énergie du cheval, "L’Équi-Énergie" comme un "psychotrope" positif pour les personnes bénéficiaires, la transférer aux personnes comme ressource, force vitale potentielle.

En étant, moi, cette passerelle, ce pont entre le cheval et la personne : équipsynergiste, celui qui permet la synergie entre l'énergie du cheval, force vitale transmissible, et le psychisme, l’énergie des personnes, en ayant dynamisé en eux cette "Équi-Énergie" et en les ayant aidé à l’apprivoiser et à l’appeler comme ressource.

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Évènements, actus : 

Le Hogan vous présente son développement, formations : Reliances aux animaux

1ère session : novembre 2018 

Formations aux relations hommes-animaux

et aux pratiques thérapeutiques accompagnées par des animaux 

A- « Relations hommes-animaux : de sujet à sujet »

Spécialisations :

B- « Pratiques thérapeutiques avec des animaux »

C - « Accordage hommes-chevaux »

D- « Pratiques thérapeutiques avec des chevaux »

 

- Fondements :

Aujourd’hui, éthologie et philosophie se rejoignent pour aborder les animaux comme de véritables sujets ayant une vie psychique, un langage complexe et une conscience de soi.

Les relations qu’on noue avec eux ne peuvent que s’en trouver modifiées. 

Il est temps de ne plus voir seulement, dans nos compagnons animaux, des objets de projections, ou des substituts de relations humaines qui nous feraient défaut. 

Dans de tels dispositifs thérapeutiques, il s’agira que nos animaux partenaires soient mis dans des conditions telles qu’ils puissent déployer leurs initiatives, leur inventivité, pour que puisse s’établir entre eux et l’humain une aire de jeu, de créativité, qui rouvre les possibles.

 

- Différentes formations :

Afin d’aborder les échanges hommes-animaux dans toute leur complexité, nous proposons des formations qui articulent éthologie, psychologie et philosophie, ainsi que théorie et pratique.

Tous les modules comporteront :

-       des cours donnés par des chercheurs et des professionnels de terrain réunis autour d’une même orientation et éthique, livrant leurs réflexions et leurs expériences sur la relation hommes-animaux

-       des temps de travail avec les animaux, mettant à l’épreuve les idées proposées, et visant à observer les comportements des animaux avec le moins de projections possible, puis à les interpréter le plus finement possible

-       des discussions, alimentées par les expériences et les parcours des participants.  

 Un tronc commun aux différentes filières s’interrogera sur les relations aux animaux en tant que telles, avec ce qu’elle comportent de représentations, et ouvrira sur un questionnement de notre rapport à la nature.

 

 - Enseignements :

 I. Module « relations hommes-animaux : de sujet à sujet » (et tronc commun pour les filières spécialisées)  

II. Tronc commun pour « pratiques thérapeutiques avec des animaux » et « pratiques thérapeutiques avec des chevaux » 

III. Spécialisation « pratiques thérapeutiques avec des animaux » 

 + Stage d’au moins dix jours à effectuer dans une structure thérapeutique intégrant des animaux

IV. Spécialisation « accordage hommes-chevaux »   

V. Spécialisation « pratiques thérapeutiques avec des chevaux » 

 

Organigramme et total des jours par module :

« Relations hommes-animaux : de sujet à sujet » Ouvrant sur : Spécialisations :

A- « Pratiques thérapeutiques avec des animaux » : 20 jours + 10 jours de stage

B- « Accordage hommes-chevaux » : 15 jours

C- « Pratiques thérapeutiques avec des chevaux » : 40 jours

 

- Conditions d’accès et admission :

Cette formation s’adresse aux professionnels du soin, ou aux personnes ayant une expérience approfondie des relations aux animaux, ou désireuses d’opérer une reconversion professionnelle. Les candidatures seront examinées au cas par cas et les différents atouts des parcours singuliers seront pris en compte.

Les dossiers de candidature comprendront cv et lettre de motivation, ainsi que tout élément attestant d’une expérience professionnelle en lien avec la formation ou d’un projet professionnel.

Les personnes dont le dossier aura été retenu seront invitées à un rendez-vous individuel.

 

- Dates, début 1ère session : novembre 2018, voir page développement centre de formations le HOGAN.

- Coût de la formation : (en cours d’étude), nous contacter. 

À bientôt au Hogan. Olivier.

 
Depuis 32 ans, j’observe des chevaux, travaille et vis avec certains, parfois même en partageant nos espaces de vie quotidienne. J’observe leurs mœurs, leurs comportements, leur santé, leurs adaptations à notre monde si particulier, leurs spécificités et particularités individuelles.
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